Fauteuil Club Petit Moustache

Comment reconnaitre un vrai fauteuil club ?

Table des matières

Reconnaitre un authentique fauteuil club

Le fauteuil club est un mobilier légendaire qui a marqué l’histoire de la décoration. Ses formes enveloppantes associées à son confort extrême et à la noblesse de ses matériaux l’ont propulsé parmi les fauteuils les plus recherchés. Et ce, dès son apparition au début du 19e siècle. Depuis, il n’a cessé d’inspirer les designers qui lui ont donné des lignes plus audacieuses, tout en conservant la sobriété et l’absence de fioritures qui le caractérise. Aujourd’hui, son succès ne se dément pas. Le fauteuil club apporte un cachet inimitable et une superbe touche vintage à tout intérieur où on l’installe. Hélas, comme tout produit haut de gamme populaire, les répliques industrielles abondent et obligent les amateurs à redoubler de vigilance. Au milieu des contrefaçons toujours plus fidèles, comment reconnaitre un vrai fauteuil club et être certain de ne pas se faire berner ? Voici nos conseils d’experts.

Un revêtement en cuir de basane et une patine qui se magnifie 

Ce sont les artisans français qui ont eu l’idée géniale de recouvrir le fauteuil club d’un cuir de basane, donnant à ce siège ses lettres de noblesse. Il s’agit d’un cuir de mouton pleine fleur qui a gardé intacte sa couche supérieure. Ce type de cuir est particulièrement épais, doux et résistant. C’est celui qui vieillit le mieux et qui aura cet aspect patiné tant recherché par les amateurs d’authentique fauteuil club.

La fleur, c’est la surface supérieure de la peau, là où se trouve le derme où sont implantés les poils. C’est l’endroit où la peau est la plus dense et la plus robuste. La particularité du cuir pleine fleur, c’est sa singularité : aucune pièce de cuir ne ressemble à une autre. Pourquoi ? Car il conserve toutes les aspérités de la peau de l’animal : les égratignures, les piqures d’insectes, les ridules et vergetures… Ces petites irrégularités sont le témoignage de la vie de la bête et rendent chaque cuir unique.

Le seul traitement que subit le cuir pleine fleur, c’est le tannage. Le travail du tanneur consiste à rendre le cuir imputrescible, plus souple et résistant, en l’agressant le moins possible. Ainsi, le cuir de basane est le cuir le plus épais que l’on puisse trouver, puisque sa surface n’a pas été altérée. Il est exposé côté fleur, c’est-à-dire que sur le canapé, on s’assoit sur la face de la peau qui était à l’extérieur, et non du côté chair. C’est un matériau noble, car à peine traité, ce qui lui permettra de conserver toutes les caractéristiques intrinsèques du cuir : souple, résistant, durable et respirant. Ce que les connaisseurs apprécient dans le cuir de basane, c’est que c’est une matière vivante qui raconte une histoire. Ses petites imperfections, c’est ce qui fait tout son charme.

Et les cuirs supérieurs et à fleur corrigée dans tout ça ?

Les cuirs « supérieurs » sont, hélas, mal nommés. C’est une catégorie de cuir de qualité inférieure au cuir pleine fleur. C’est une appellation trompeuse à laquelle les novices peuvent se laisser prendre. Dans les faits, ce type de cuir peut être légèrement poncé pour en effacer les aspérités. Car souvent, elles sont trop importantes, ce qui altère sa solidité et le rend aussi moins couteux.

Le cuir à fleur corrigé est d’une qualité encore inférieure. Il sera poncé autant que possible afin de rendre sa surface lisse et uniforme. Ainsi, c’est le cuir le plus fin. Les différents procédés de transformation de la peau modifient en profondeur les qualités que l’on recherche traditionnellement dans le cuir. Des traitements si agressifs produisent un cuir fragile et moins respirant. Il perdra rapidement de son éclat, deviendra terne et aura tendance à craqueler.  

Comment identifier un cuir de bonne qualité ?

Les industries sont techniquement capables de reproduire les petites irrégularités d’un cuir pleine fleur. Prenez le temps d’observer sa surface, vous verrez forcément des motifs répétitifs, signe d’une imitation industrielle. Un cuir de basane doit être un bonheur à caresser, il doit être lisse et glissant. S’il accroche, qu’il est trop rugueux ou même collant, méfiez-vous. Si vous le pouvez, regarder l’envers du cuir. Le revers d’un vrai cuir ressemblera à du daim, sera souple et non vernis. Alors que du simili, par exemple, aura un revers en tissu caractéristique. L’odeur, elle aussi, peut-être un bon indicateur d’authenticité. En effet, le vrai cuir possède une odeur légèrement musquée.

Si malgré votre analyse, le doute subsiste, n’hésitez pas à vous armer d’une loupe grossissante. Observez la surface du cuir : vous devez y déceler de petits trous qui parsèment toute sa surface. Il s’agit du follicule pileux où se trouvaient les poils de l’animal avant leur arrachage. Ces microreliefs si particuliers sont impossibles à reproduire par une machine. Ils sont la garantie que vous avez bien affaire à un cuir pleine fleur. 

Verso du dossier du fauteuil Club Auteuil
Les clous de tapissier au verso du dossier, un élément incontournable pour reconnaitre un vrai fauteuil club, modèle en cuir de basane cognac « Auteuil »

Un dossier clouté à la main : le détail pour reconnaitre un vrai fauteuil club

C’est un autre élément incontournable du véritable fauteuil club : le dos clouté avec des clous de tapissiers. Appliquer des clous de tapissier dans les règles de l’art est un procédé qui exige un haut degré de savoir-faire technique. L’artisan doit être capable de maintenir la tension de la peau pour qu’elle reste tendue et éviter la formation de plis disgracieux.

En général, les tapissiers utilisent un clou doré de 11 mm de diamètre. Les clous sont fixés à l’aide d’un ramponneau : le marteau du tapissier avec lequel il crée une rythmique répétitive au fur et à mesure de sa progression. La constance de ce rythme va l’aider à caler ses gestes et effectuer un cloutage tout aussi constant.

C’est une étape délicate qui a un double intérêt technique et esthétique. Les clous doivent être appliqués avec beaucoup d’adresse. Si la tige du clou pénètre le bois de travers et se tord, il finira par tomber. Ils doivent également être insérés de manière régulière : l’espace qui les sépare doit être rigoureusement identique. Cette étape entièrement exécutée à la main exige du temps, de la dextérité et de la précision. La qualité de cette finition fait partie des détails subtils qui donnent cet irrésistible cachet vintage au fauteuil club. De plus, elle fait partie des éléments permettant de reconnaitre un vrai fauteuil club. 

Une structure et des pieds en bois de hêtre massif, la base de l’authentique fauteuil club

L’utilisation du bois massif

Le bois massif est au plus près de son état brut. Comme son nom l’indique, il est issu de la masse de l’arbre. Il n’a subi aucune transformation, aucun collage ou traitement chimique de quelque nature que ce soit en vue de le discipliner. Robuste, dense et souple à la fois, c’est la matière la plus pure, la plus proche du bois naturel. Une pièce en bois massif est donc extraite d’un seul et unique arbre. Puisqu’il est issu d’un même bloc, sa structure ligneuse, ou veinage, est continu et parfaitement harmonieux.

Les qualités du bois de hêtre

Le bois de hêtre est utilisé pour constituer le châssis et les pieds, ou piètement, du fauteuil club. S’il est particulièrement apprécié en ébénisterie, c’est parce qu’il est souple et agréable à travailler. Mais il est également d’une densité exceptionnelle de 650 à 750 kg/m, bien plus que le chêne (500 kg/m). Il offre une riche palette de couleurs allant du blanc au brun rougeâtre en passant par le jaune crème. Tout dépends du sol d’origine où l’arbre a poussé. C’est une essence de bois homogène qui ne présente pas de bandes poreuses pouvant le fragiliser. En revanche, il n’aime pas le froid et l’humidité. Une fois qu’il est transformé en mobilier, mieux vaut le garder sagement à l’intérieur.

Des ressorts biconiques pour un confort inimitable

C’est avec ce type de ressorts que les premiers modèles de fauteuils club étaient fabriqués. Ils offrent une assise moelleuse et extrêmement agréable qui lui a valu à ses débuts le nom de « fauteuil confortable ». Les ressorts biconiques sont des suspensions installées à l’intérieur de l’assise. Il s’agit de fils de métal enroulés sur eux-mêmes en forme de sablier, fixés par une corde aux deux extrémités. Le haut du ressort biconique est placé contre le coussin ou le dossier, c’est la zone de contact avec la personne installée. L’autre bout du ressort est disposé contre l’ossature en bois.
Les ressorts biconiques fournissent un accueil et une assise souple à moelleuse renforcée par le choix du coussin qui le surmonte. Lorsqu’on s’assoit sur un fauteuil club, ces ressorts offrent une suspension caractéristique, une souplesse d’accueil bien plus agréable que des ressorts classiques Nozag. En outre, ces derniers sont moins couteux et plus rapides à installer, mais surtout moins confortables. Les véritables fauteuils club sont toujours dotés de ressorts biconiques. Toujours dans le plus pur respect de la tradition et des habitudes de fabrication de la belle époque.

Vous l’aurez compris, pour reconnaitre un vrai fauteuil club, chaque détail compte. N’hésitez pas à vous rendre chez un fabricant de fauteuils club artisanal afin de voir et toucher par vous-même ce mobilier d’exception. Si les contrefaçons abondent, fiez-vous à la réputation de l’artisan, le bouche-à-oreille ne ment jamais. Chez Mon fauteuil club, nous fabriquons des fauteuils club haut de gamme et sur mesure. Et si nous avons la chance de perpétuer ce savoir-faire traditionnel, c’est parce que nos clients ont su reconnaitre la qualité de notre confection depuis maintenant plus de quarante ans.

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