Fauteuil club et cigare, le secret du luxe à l’anglaise ?

Découvrez comment l’épicurisme des gentlemen est devenu un art à la portée de tous

Contrairement aux idées reçues, le fauteuil club est né de la créativité française à la fin des années vingt, en pleine aventure Art Déco. Appelé d’abord « fauteuil confortable », il va régner en maître absolu. Notamment dans les salons très huppés des gentlemen’s clubs français et anglais. Associé très vite aux ambiances feutrées, il est la référence du luxe et de l’épicurisme. Comme une invitation à déguster scotch et cigare.

Le fauteuil club, une histoire méconnue de luxe à la française

Ce fauteuil français porte le qualificatif de « confortable ». En effet, il s’oppose diamétralement aux fauteuils droits et fermes conçus jusque là. Sa forme profonde, enveloppante et son assise souple en font l’originalité et son succès. Surtout auprès d’une clientèle avide d’élégance et de nouveauté. Création typique de l’Art Déco, il s’adresse à l’élite fortunée des années folles, mais qui demeure relativement conformiste.
Et c’est sans doute ces qualités, si proches de l’esprit gentleman, qui lui ont permis de séduire les clubs typiquement anglais. Lui valant l’appellation de « fauteuil club » et une diffusion mondiale.
Cercles privés, les gentlemen’s clubs anglais réunissent depuis le XVIIe siècle leurs membres issus de l’élite aristocratique, financière, intellectuelle ou politique autour d’intérêts convergents. Lieux très masculins, les clubs cultivent un art de vivre où les plaisirs et le luxe trouvent une place prépondérante.

Fauteuil club et cigare, l’association gagnante des nouveaux lounge bars

Si l’histoire de l’Empire britannique s’écrit très souvent dans les salons de ces cercles privés, les gentlemen savent aussi s’amuser. Outre les intrigues politiques qui s’y nouent, le jeu en constitue l’activité principale : dés, backgammon, cartes, billard… Et bien sûr, l’art de la conversation entre pairs lovés dans un épais fauteuil club, autour d’un verre de sherry ou de scotch, accompagné d’un bon cigare. N’est-ce pas cette représentation que notre imaginaire appelle lorsque l’on évoque les gentlemen’s clubs ? De Winston Churchill avec ses 150 000 havanes fumés aux clichés cinématographiques, le fauteuil club est devenu l’emblème d’un état d’esprit, de la recherche du moment parfait, cosy, où l’on prend le temps de savourer le meilleur des cigares en véritables amateurs. Malgré sa démocratisation, il conserve cette image de prestige et de volupté associés. D’autant que les différentes lois anti-tabac ont curieusement redonné un second souffle aux fumoirs et autres cigar lounges.

Comment l’Art Déco célèbre l’épicurisme dans un fauteuil de gentlemen

Un fauteuil concrétise à lui seul l’esprit du confort et le plaisir du cigare chers aux membres des gentlemen’s clubs : le fauteuil club cigare. Son dossier plus resserré et ses accoudoirs relativement hauts le distinguent des autres formes clubs.