Tout savoir sur les sièges et fauteuils du XVIIIe siècle

Découvrez une époque étonnante de l’ameublement et des assises

L’ameublement a une importance particulière au XVIIIe siècle surtout au niveau des sièges et fauteuils.
La noblesse veut décorer son intérieur avec des sièges, fauteuils et meubles de plus en plus chers. La mode veut qu’on change de mobilier et d’assises tous les six ans. De nombreux ébénistes s’installent alors à cette époque dans la capitale pour satisfaire la haute société. Des fauteuils comme la Bergère et la Marquise font leur apparition.

Le XVIIIe siècle, une époque faste pour les ébénistes

La recherche de l’originalité fait la fortune des ébénistes de Paris. En effet, il est courant à cette époque de payer un salon plus de 100 000 écus. Le mobilier a une très grande importance. Le Comte d’Évreux a fini ses jours dans la misère, son mobilier valant moins de 20 000 écus. Il faut rappeler que le siège est alors lié au statut du propriétaire.
Avec un tel engouement, les ébénistes avaient du mal à terminer les commandes. De nombreux artisans d’Outre-Rhin se sont installés à Paris.

La Régence, une importance moins marquée pour les sièges et fauteuils

Pendant la Régence, le siège perd de sa valeur. Il n’est plus réservé aux hautes personnalités, le design évolue. Le meuble est plus fin, il est modelé pour épouser les courbes d’une femme. Les accoudoirs sont reculés pour que les femmes n’aient plus à s’asseoir sur le bord. Le siège porte de fines sculptures et est décoré à la feuille d’or.
Puis, le mobilier Louis XV apparait avec un dossier en forme de violon, avec des motifs de coquilles, de rocailles et des pieds en S. Dans la recherche du beau et de l’original qui s’empare de la société, différents modèles sont créés.

Connaissez-vous ces autres modèles d’assises qui ont marqué cette époque ?

Le design de la Bergère est en forme de gondole, au dossier rembourré et au dos arrondi, avec des manchettes et des joues. L’assise reçoit un petit matelas garni de plumes en toile de Jouy, de satin ou d’étoffe de Perse. La Marquise, siège plus large et profond, a des accoudoirs élevés et un dossier bas. On retrouve souvent le modèle « petit Cabriolet » dans les boudoirs d’actrices et à l’Académie Française. Léger, discret et élégant, ce modèle occupe peu d’espace et s’installe partout.
D’autres voient le jour, comme le confessionnal, celui à la reine, à poche, à cartouche, à oreilles et à carreaux. Mais, c’est celui de commodité qui est le plus confortable. Sa crémaillère permet d’incliner le dossier pour un petit somme ou de le redresser. Il est également muni d’un pupitre, très pratique pour écrire.