Connaissez-vous l’incroyable Paris de la Belle Époque ?

Connaissez-vous la plus grande période d’innovations de la culture française ?

La Belle Époque désigne une période faste de la culture et des sciences, située entre 1871 et 1914. La culture française s’y distingue. Paris est le centre de toutes les attentions, et les innovations qui y naissent rayonnent à une échelle mondiale.

Découvrez les plus grands noms de l’art durant la Belle Époque

En littérature, l’époque reste avant tout marquée par le naturalisme de Zola et l’engagement politique de Victor Hugo. Les noms de Gide et de Proust commencent cependant à y gagner en notoriété, tandis que Baudelaire symbolise un nouvel état d’esprit de la modernité parisienne. En peinture, cette période faste donne naissance à de nombreux courants, et nombre des noms qui résonnent à l’époque sont encore célèbres aujourd’hui. L’impressionnisme y est personnifié par Gauguin. Il ouvre d’ailleurs la voie au cubisme (les demoiselles d’Avignon, Picasso 1907), au fauvisme, à l’expressionnisme et à l’art nouveau (Mucha, Grasset, Majorelle). En 1910, Kandinsky fait pour la première fois dans l’histoire de l’art disparaître toute représentation figurative. Il définit la forme et la couleur comme « une représentation graphique d’un état d’âme » : c’est la naissance de l’art abstrait.

Comment Paris est devenu le symbole du luxe pour tous

Du côté de l’art

Du côté des arts décoratifs c’est la révolution ! On commence à utiliser des matériaux industriels comme le fer ou le verre. De ce fait, les frontières entre l’art et l’artisanat se brouillent chaque jour davantage. L’art nouveau, très significatif de la Belle Époque, se distingue par son recours à des formes légères, végétales, asymétriques, « molles ». Un témoignage actuel de cette époque ? Les bouches de métro parisiennes !

Du côté du mobilier

Le mobilier de luxe devient pour la première fois accessible à une couche étendue de la population : la fin du XIXe et le début du XXe siècle verront la multiplication des créations mobilières confortables. Le fauteuil club, né de la rencontre des luxueuses bergères françaises et des fauteuils de pubs anglais personnifie très bien cette tendance. Acheter un fauteuil club, c’est montrer que l’on peut s’offrir du mobilier de luxe, mais qu’on reste fidèle à la sobriété des maisons de campagne : l’esthétique de la petite bourgeoisie l’emporte sur celle de l’aristocratie. Se détacher des vestiges de la royauté, c’est aussi une manière de résolument s’ancrer dans la modernité.

Du côté du divertissement et des loisirs

La belle Époque, c’est aussi une période d’excès dans les divertissements et les loisirs. Les rapides progrès de la science permettent à des conforts nouveaux de se démocratiser comme jamais auparavant : c’est le début du gramophone, du cinéma, l’arrivée de la « fée électricité ».
En parallèle les cabarets grouillent d’artistes et de danses nouvelles. Les chansons d’amour alternent avec les débuts du jazz, les comiques troupiers et le ragtime.
La création des Jeux olympiques et du Tour de France vient marquer les premiers grands divertissements populaires nationaux ou internationaux.

Fin 19e, un mot nouveau apparaît dans la culture française. Devinerez-vous lequel ?

Le terme « intellectuel » se popularise en 1898, au cours de l’affaire Dreyfus. Pour la première fois, un mot regroupe sous le même terme les hommes de sciences, les écrivains et les artistes : une nouvelle esthétique du travail devra naitre pour s’adapter aux professions de plus en plus nombreuses qui relèvent du « labeur intellectuel » plus que de la force physique.