1960, découvrez le meuble qui séduit toutes les générations !

20 ans d’évolution du fauteuil club ! 1950-1970

Longtemps réservé à une élite économique, le meuble design se démocratise durant l’après-guerre. En effet, après la pénurie de matériaux de 1950, c’est l’apparition des matières synthétiques ! Celles-ci permettront de fabriquer des modèles divers, destinés à tous types de budget. 1960 signe alors le début d’une période où le fauteuil club ne va cesser de se transformer. Son but ? Plaire à toutes les classes sociales et à toutes les générations.

Le meuble design, un symbole de luxe à portée de bourse !

Côté matière, les années 50 se caractérisent d’abord par une période de pénurie. Le cuir et le crin viennent à manquer, on leur substitue de la mousse synthétique recouverte de tissu.
Plus que jamais, l’après-seconde guerre mondiale signe le succès des fauteuils club moustache : la qualité de leur confection et l’élégance de leur design rappellent une opulence oubliée depuis plusieurs années. Ils demeurent un symbole de distinction, et sont présents jusque dans les bureaux du président de Gaulle rue de Solférino, où il s’y asseyait parfois en compagnie d’André Malraux.
En 1960, les matériaux de synthèses se diversifient, le skaï fait alors son apparition, et on voit le retour du cloutage apparent à têtes rondes : un élan de modernité gagne du terrain !
Leur fabrication s’adresse désormais au grand public, notamment au sein des ateliers du designer Charles Steiner, rue du faubourg Saint-Antoine.

Plaire à toutes les générations ? Le défi du design de 1950 à 1970

Avec les matériaux, technologies et habitudes de consommation importés des États-Unis, le rapport aux objets du quotidien change. Tout en conservant une esthétique de confort et d’opulence, les modèles se diversifient pour correspondre à plusieurs esthétiques, et toucher des publics plus larges. De nombreux particuliers restent fidèles à un style sobre, et ils optent alors pour les modèles Harry’s, qui tiennent leur nom des célèbres bars à whisky. Les finitions cloutées classiques se font plus rares, désormais réservées aux modèles les plus élégants. En parallèle, les jeunes générations ne jurent que par la modernité : il va même apparaître des cuirs colorés ! On voit alors cohabiter les modèles « moustache » avec les dossiers « trèfles » ou « chapeau de gendarme ».
De nombreux designers continuent à s’essayer au difficile exercice du fauteuil club : celui qui y réussira le mieux au cours de la décennie est certainement Le Corbusier. Son « Fauteuil Grand Confort » marque les esprits par son ossature métallique apparente.

 Savez-vous quel objet est directement inspiré du fauteuil club ?

Directement inspiré du fauteuil club anglais, le Lounge Chair apparaît en 1956. Conçu par le couple de designers Charles et Ray Eames, ce fauteuil en deux parties, complété par un ottoman destiné à reposer ses pieds, est aujourd’hui un des classiques du mobilier de confort.